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L'UFC pour un gouvernement de transition au Togo
(PANAPRESS, Paris, France, 2 octobre 2003)

L'Union des forces du changement (UFC) de Gilchrist Olympio, principal opposant au président togolais Gnassimgbé Eyadéma, s'est dit favorable à la formation d'un gouvernement de transition au Togo, a indiqué jeudi à la PANA, un de ses responsables.

Selon Isaac Tchiakpé, l'idée de la mise en place de cette équipe de transition a été défendue par le président de l'UFC lui-même lors de plusieurs rencontres avec des représentants de la Commission européenne en charge du dossier togolais.

"Dans le cadre de ces consultations sur le Togo, la Commission européenne a souhaité connaître notre analyse de la situation politique. M. Olympio a expliqué à nos interlocuteurs que la seule alternative qui peut aujourd'hui aider le Togo à s'en sortir, c'est la mise en place d'un gouvernement de transition ouvert à toutes les sensibilités politiques et à la société civile", a affirmé le porte-parole de l'UFC.

Le gouvernement de transition qui "cohabitera" avec le président Eyadéma aura, a-t-il ajouté, la responsabilité de conduire tout le processus électoral et de créer les conditions de sérénité permettant la tenue des consultations "régulières, transparents et démocratiques".

"Dans notre schéma, le président Eyadéma restera en place, mais tout le processus électoral en amont et en aval reviendra au gouvernement de transition. C'est à lui de procéder à l'établissement de nouvelles listes, de distribuer les cartes électorales. C'est aussi le gouvernement qui organisera avec une commission indépendante le vote et son dépouillement", a encore dit M. Tchiapké.

Il a en outre précisé que l'UFC n'envisage, dans le climat politique et socio-politique actuel marqué par "de graves violations des droits de l'homme" et des atteintes à l'intégrité physique de ses militants, de prendre part à aucune consultation électorale.

"Le président de notre parti est privé de document de voyage, son passeport ayant été confisqué. Notre secrétaire général, Jean- Pierre Fabre, est sous le coup d'une mise en examen. Nos militants sont régulièrement brimés. Nous n'avons, dans un tel climat, aucune intention de participer aux élections locales", a assuré le militant de l'UFC.

Pour lui, la France, qui encourage les partis togolais à ne pas boycotter les prochaines élections locales, ne contribue pas au dénouement de la crise politique qui passe, a-t-il estimé, par un retour à la Constitution de 1992, assurant de "réels pouvoirs" aux élus locaux.

"A l'Elysée comme au ministère de la Coopération où nous avons rencontré Pierre-André Wiltzer, nos interlocuteurs nous ont suggéré les élections locales comme solution à la crise togolaise, un schéma défendu dès le lendemain de la présidentielle de juin dernier. Nous n'y croyons pas et réaffirmons qu'il n'y a au Togo aucune alternative que le gouvernement de transition", a encore dit Isaac Tchiakpé.

Depuis plusieurs années, le Togo connaît une crise politique qui a connu un nouvel épisode avec la présidentielle de juin dernier remportée par le président Gnassimgbé Eyadéma dans des conditions contestées par ses opposants mais jugées "acceptables" par des observateurs internationaux.

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